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Exclusif : les mésaventures américaines de Serge Pereira

mercredi 12 décembre 2018, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 12 décembre 2018).

Serge Roger Pereira, le beau-fils du célèbre homme d’affaires Claudio Descalzi et proche du Président Sassou Nguesso semble faire tout ce qui est en son pouvoir pour défendre la cause africaine et l’émergence de son continent. C’est du moins l’image qu’il tente, parfois de manière très artificielle, de promouvoir sur internet et les réseaux sociaux. Le magnat de l’immobilier, fils de Roger Pereira, ancien chef du protocole du Président, affirme avoir regagné le Congo depuis les Etats-Unis, où il vivait, pour atteindre ce but.

Pour ce faire, celui qui est aussi le neveu de Didier Pereira, ancien conseiller du président Bozizé, apparemment aussi impliqué dans des ventes de diamants et d’armes, n’a qu’un leitmotiv : l’éducation.

Pour promouvoir l’éducation en Afrique, ce grand amateur de cigares cubains a pris part à différents projets colossaux. Oui mais voilà, la tournure des évènements remet cruellement en question la démarche de l’intéressé.

La construction de l’Université Sassou-Nguesso de Brazzaville est le premier exemple de l’affairisme douteux de Serge Pereira et de son éthique discutable. Comment une personne clamant vouloir contribuer au développement de son pays et, de surcroit, son continent peut-elle soutenir une telle cause alors même que ce marché colossal, portant sur près de 241 milliards de francs CFA, lui fut octroyé sans qu’aucun appel d’offre ne soit lancé, comme l’affirme le toujours bien informé Congo Liberty.

De plus, les conditions de la construction de ce complexe éducatif pharaonique choquent l’ensemble des observateurs. En effet, Serge Pereira n’aurait pas jugé opportun de réaliser les sondages géologiques de rigueur en amont des travaux, qui commencèrent en février 2016.

Résultat : l’édifice se dresse sur un sol friable, composé s’un agrégat de couches sablonneuses et de sables mouvants mettant en péril toutes les constructions. Bien que l’ampleur de la catastrophe n’ait pas encore été révélée publiquement, son officialisation pourrait avoir l’effet d’une bombe, notamment auprès du Fond Monétaire International, qui surveille le pays et sa gestion de très près.

Les autres partenaires d’affaires de Serge Pereira interpellent également.

Au début du mois de décembre 2018, ce dernier s’affichait fièrement sur les réseaux sociaux aux côtés de Teodoro Obiang, le brutal dictateur de Guinée équatoriale. Serge Pereira y présentait une université flambant neuve au président du pays, classé 171e au classement des Etats les plus corrompus de la planète par l’organisation Transparency International, soit au même niveau que la Lybie et la Corée du Nord et parmi les dix pays fermant ce classement.

Cette université, bâtie dans la ville d’Oyala, précipite une multitude de questions, à commencer par celle des conditions d’attribution de ce chantier, ainsi que celle de la proximité entre l’homme d’affaires congolais et le despote guinéen. Pas sûr en effet que les grands idéaux de Serge Pereira ne soient servis de la meilleure des manières avec de telles fréquentations, à moins, évidemment que toutes ces bonnes intentions ne soient que façades ?

Mais une autre facette de la personnalité et de l’histoire sulfureuse de l’homme d’affaires pose aussi question récemment. Serge Pereira, qui affirme avoir quitté les Etats-Unis et regagné le Congo durant les années 2000 pour contribuer au développement de son pays, pourrait en réalité cacher une autre vérité bien moins noble.

D’après des documents officiels recueillis par des membres de la diaspora congolaise en exil, Serge Pereira aurait eu des problèmes avec la justice outre-Atlantique. En effet, la justice de l’Etat de Floride avait en 2003, accusé Serge Pereira de vol de grande envergure ("Grand Theft") et ce dernier avait même été arrêté par la police américaine le 18 juin 2003.

Ce crime est passible de peines d’emprisonnement dans l’état américain. Ce cas, vieux de quinze ans, pousse à s’interroger sur les circonstances de ces accusations et des suites de l’arrestation. A ce titre, nul ne sait aujourd’hui si Serge Pereira est encore admis sur le sol américain. Seul certitude, ces affaires dérangent.

La réputation de Serge Pereira nous pousse en tous les cas à nous interroger sur le manque désespérant de probité des élites de notre continent et les prétendus défenseurs de la cause panafricaine.

Pas sûr que le communicant (français) E-Fluence Sarl de Stanislas Gobert, dont l’homme d’affaires se serait attaché les services, parvienne à maintenir une réputation correcte pour Serge Pereira, dont la liste des affaires n’a de cesse de s’allonger.

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